Convictions

Acheter un livre

Un livre est un objet culturel, pas un bien de consommation. Il vous transmet quelque chose – une émotion, une idée – qui aura un effet durable sur vous.
Un livre s’achète chez quelqu’un pour qui un bouquin n’est pas seulement un objet rectangulaire de faible encombrement, qui coûte x € à expédier et dont la vente rapporte y €.
Soutenez les libraires indépendants ! Ils ne feraient pas ce métier s’ils n’aimaient pas sincèrement les livres. Ils sont plus de 1500 en France, il y en a sûrement un près de chez vous.

Écrire une histoire

N’oubliez jamais qu’une histoire c’est 10% d’inspiration et 90% de travail. Relisez, prenez du recul, relisez encore.
En cas de panne, rappelez-vous ce que disait Ernest Hemingway : Écrire une phrase vraie, et continuer à partir de là.
Si une phrase vous plaît particulièrement, méfiez-vous ! C’est peut-être une de ces petites chéries dont Stephen King dit qu’elles peuvent tuer un bon chapitre. L’idée est toujours la même : tout ce qui est superflu est inutile, le texte doit chercher le plus court chemin entre l’intrigue et le lecteur, un bon auteur est un auteur qui sait se faire oublier du lecteur.
Enfin, sauf à être un génie, rien n’est pire que l’isolement. Russel Banks dit que pour écrire il faut du temps, un mentor et des pairs. Le mentor et les pairs, vous pouvez les trouver dans un atelier d’écriture. Soyez humble, acceptez que vous avez encore (que vous aurez toujours) des choses à apprendre des autres.

Se faire publier

Au moment d’envoyer votre projet, choisissez bien les éditeurs auxquels vous l’adressez. La plupart ont leurs spécialités. Leurs sites sont là pour vous renseigner. Personne ne gagne rien – et vous moins que quiconque – à noyer les petits éditeurs sous une avalanche de manuscrits mal orientés.

Si aucun éditeur ne veut de ce vous écrivez, ce n’est sans doute pas le fait d’un complot. C’est sans doute que ceux qui connaissent bien le marché de l’édition pensent qu’en ce moment votre oeuvre ne trouvera pas de lecteurs. Rien de personnel, ils font seulement leur boulot.

Fuyez comme la peste les éditeurs qui : annoncent publier des centaines d’ouvrages chaque année (comment trouveront-ils le temps et l’argent pour s’occuper de vous), se disent en recherche perpétuelle de nouveaux auteurs (un bon éditeur croule sous les manuscrits), vous demandent de vendre vous-même un certain nombre d’exemplaires avant de vous rémunérer (ça s’appelle un imprimeur, pas un éditeur), etc. Dit autrement : ne laissez pas votre envie éteindre votre bon sens. 

Après, il reste l’auto-édition… à laquelle malgré tous mes efforts je ne parviens pas à croire. 
En tant que lecteur, j’ai autre chose à faire de mon temps que le perdre à chercher la perle rare au milieu de milliers de textes majoritairement médiocres, qu’aucun oeil éclairé n’aura corrigé, critiqué, amélioré.
En tant qu’auteur, mon plaisir est d’écrire, pas de chercher à transformer mon texte en un objet attrayant, ni d’en faire le marketing. Non seulement je n’en ai pas envie, mais en plus, je ne sais pas faire…
Chaque année, sur les marchés de mes vacances, je vois des auteurs assis entre un fromager et un rémouleur, derrière leur petite table pliante où s’entassent des piles de leurs oeuvres. En réalité, l’autoédition c’est ça. Et franchement, ça fait rêver qui ?

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