Revues publiant des nouvelles

Quelques revues francophones défendent le genre de la nouvelle littéraire (au prix d’une distribution confidentielle, généralement quelques centaines d’exemplaires sur abonnement ou au numéro auprès de la revue).

Celles que j’ai identifiées sont présentées ici par ordre alphabétique. Cliquez sur leur nom pour accéder à leurs sites (parfois pas tout à fait à la hauteur de la qualité des revues).

L’Ampoule : Revue des éditions de l’Abat-Jour, numérique, mais pas que, publiant tous les trois mois depuis 2011 des nouvelles, mais pas que, réunies sur le thème des moments.

Brèves : Créée en 1975, Brèves est, à ma connaissance, la plus anciennes revue française consacrée à la littérature courte. Publiée deux fois par an, chaque numéro est généralement consacré à une thématique tout en laissant de la place à des nouvelles francophones inédites. La revue se qualifie, à juste titre d’anthologie permanente de la nouvelle.

Dissonances
« Revue pluridisciplinaire à but non objectif », Dissonances existe depuis 2002.
Elle se définit comme vouée à « la découverte et la promotion de la littérature francophone actuelle sous toutes ses formes ».
C’est une revue papier de grand format, thématique, à la mise en page soignée, qui paraît en avril et octobre de chaque année.
Elle réunit nouvelles et poésies, ainsi que critiques littéraires, le tout illustré graphiquement par un artiste, chaque fois différent. C’est peu dire qu’elle n’hésite pas à sortir des sentiers battus !
Chaque numéro fait l’objet d’un appel à textes. Les propositions reçues sont soumises, anonymisées, à son comité de lecture.
La revue est installée à Montjean-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, et est diffusée dans quelques librairies au prix de 5 euros ainsi que sur abonnement. Les numéros peuvent également être commandés auprès de la revue.

L’Encrier Renversé :
L’Encrier Renversé a été créée en 1988 et avec ses 80 numéros elle fait figure d’institution parmi les auteurs de nouvelles francophones.
Revue papier d’environ 70 pages de grand format, elle paraît 2 à 3 fois par an et ne connaît pas de limite de genre. Autant la littérature blanche que noire, l’inspiration poétique, le policier ou le fantastique y trouvent leur place.
Plus de 500 auteurs ont figuré parmi ses pages, qu’ils soient lauréats du concours que la revue organise chaque année avec la ville de Castres où elle réside, ou sélectionnés sur envois libres par un comité de lecture constitué d’une dizaine de bénévoles.
Outre des textes inédits, l’Encrier Renversé propose des articles de fond sur la nouvelle, des études de classiques, un recensement exhaustif des dernières parutions de nouvelles ou encore un panorama des concours de nouvelles à venir.
Les numéros peuvent être commandés unitairement au prix de 9 euros auprès de la revue ou par abonnement.

Festival Permanent des Mots (FPM) : FPM est une revue trimestrielle d’une cinquantaine de pages consacrée à la poésie, aux nouvelles et aux récits. Sa rédaction est basée à Nancy. Son contenu est le fruit d’un appel à textes permanent et libre. FPM aime tous les genres, sauf « romantisme et sentimentalisme » (et la mayonnaise en tube, non plus.

Harfang :
Harfang, la revue des littératures, existe depuis 1992. Placée sous le signe de la chouette éponyme, elle est assurément est des plus anciennes et régulières revues francophones consacrées aux textes courts.
Elle compte aujourd’hui plus de 50 numéros avec une parution semestrielle, d’une centaine de pages, dans un format broché. Y voisinent nouvelles d’auteurs connus ou non, sélectionnés par un comité de lecture exigeant, et articles et actualité autour des formes courtes de la littérature.
Le site internet de la revue met en avant chaque mois une micro-nouvelle de cent mots maximum choisie parmi celles qui lui sont envoyées.
La revue peut être achetée auprès de l’association au numéro pour 12 euros ou sur abonnement.
À noter que l’association Nouvelles R, qui édite la revue, organise également tous les deux ans un concours visant à promouvoir un recueil de nouvelles inédit, lui offrant ainsi un contrat d’édition.

Le Paresseux Littéraire :
Le Paresseux Littéraire voue depuis sa création en 1993 un culte assumé à la lenteur.
Ainsi, ce curieux animal littéraire va son chemin, publiant un à deux numéros par an, c’est selon (son bon vouloir, son inspiration, ou, qui sait les phases de la lune).
Au paroxysme de sa lenteur, il s’endormit même en 2005 pour ne se réveiller qu’en 2013, où il reprit alors ce bonhomme de chemin qu’il poursuit encore aujourd’hui.
La revue se présente sous forme de deux feuilles A2 de beau papier couleur qui, dûment pliées, forment huit pages. Elle compile diverses nouvelles, sans thématique prédéfinie, parfois sous forme de récits à épisodes, qui sont soumises spontanément à son comité de lecture. Ni concours ni appel à textes. Pour vivre heureux, vivons lentement, mais aussi cachés.
Il faut noter que le comité de lecture demande parfois aux auteurs d’améliorer leur texte avant publication, sur la base de quelques recommandations. C’est rare, et c’est louable.
Après une tentative de distribution en kiosque, la revue est revenue à un mode plus conventionnel : 5€ au numéro, ou par abonnement, auprès de l’association qui la réalise.

La Piscine : Revue graphique et littéraire, La Piscine publie de la poésie contemporaine, de la prose poétique, de la fiction ou de la non-fiction autant que des arts graphiques au sens large (dessins, photographies, gravures, BD, street-art, etc.) et se nourrit d’appels à contribution.

Rue Saint Ambroise :
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la revue Rue Saint Ambroise n’est pas située dans la rue éponyme de Paris mais dans le 14ème arrondissement.
Elle paraît trois fois par an depuis février 1999 et se consacre à la publication de nouvelles contemporaines, sans a priori de genre ni de forme. Ni critiques ni articles dans ses pages, seulement des textes.
Ceux que l’on y trouve sont majoritairement francophones et issus de propositions sélectionnées par son comité de lecture. Ils y côtoient des textes étrangers, souvent inédits en France et traduits pour l’occasion.
La revue organise chaque année un concours et consacre un de ses numéros aux nouvelles lauréates.
D’un format 14 x 21 cm pour environ 150 pages, la revue est vendue 12 € au numéro.
Elle dispose de quelques points de vente réguliers et peut-être commandée dans n’importe quelle librairie en France ou directement depuis son site.
A noter que Rue Saint Ambroise met également une nouvelle en avant chaque quinzaine sur son site internet.

Short : Éditée trimestriellement par Short Edition (startup installée à Grenoble), la revue présente les œuvres (nouvelles, poèmes, courtes bandes dessinées) sélectionnées parmi celles mises en ligne (après sélection) sur le site. Sans doute une des plus larges communautés d’auteurs amateurs francophones.

Le Traversier : Le Traversier s’appuie sur des appels à textes thématiques. Sa parution est trimestrielle.

Publicités